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Écologie – Contrôle technique : révolution ECODIAGNOSTIC

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 PUBLIÉ LE 10 AOÛT 2015 À 15:21. MIS À JOUR LE 10 AOÛT 2015 À 15:23

 

       En 2017, le contrôle technique mesurera réellement les émissions polluantes, notamment celles des diesels, qui ne l’étaient pas jusqu’alors. Et contrairement à une idée reçue, c’est plutôt une bonne nouvelle pour les automobilistes.

Auto Moto vous l’annonçait il y a 6 mois ! Ça y est, c’est fait, le Parlement a entériné la profonde modification du contrôle technique dans le cadre de la loi sur la transition énergétique. Ce changement entrera en vigueur le 1er janvier 2017. À cette date, la nouvelle procédure de mesure de la pollution concernera aussi bien les modèles essence que diesel. Elle consistera en une analyse thermodynamique de 5 gaz, qui donnera une image de la “capacité respiratoire” du moteur. En d’autres termes, elle permettra de mesurer le niveau d’encrassement de l’admission et/ou de l’échappement. Pour les diesels, ce contrôle sera associé à une mesure plus fine des particules. À l’issue du test, chaque véhicule sera classé dans une catégorie : vert (tout va bien), orange (fonctionnement altéré) et rouge (réparation nécessaire). Seuls ceux appartenant à la dernière devraient être soumis à une contre-visite.Évidemment, cette nouvelle procédure de contrôle risque d’être vécue par beaucoup d’automobilistes comme une contrainte budgétaire supplémentaire. Or, c’est faux… à une exception près.Ceux qui ont fait neutraliser la vanne EGR (recyclage des gaz d’échappement) ou supprimer le filtre à particules de leur diesel (pratique de plus en plus courante, en particulier chez certaines catégories socioprofessionnelles comme… les taxis) ne passeront plus à travers les mailles du filet. Ils encourent même, selon le texte de loi, une amende de 7 500 € et l’interdiction d’exercer une activité professionnelle pendant un an ! Pour les autres, cet éco-diagnostic rapide (2 minutes) et peu onéreux permettra, à l’image d’une prise de sang, de prévenir des maladies graves. En effet, selon une étude de l’Ademe, plus de 60 % des véhicules (majoritairement des diesels) ont au moins une dérive fonctionnelle qui échappe aux valises actuelles de diagnostics électroniques. Et les modèles les plus récents, ceux répondant aux normes antipollution euro 4 et euro 5 (soit 72,2 % du parc), sont plus touchés que les autres.

DÉTECTER LES PROBLÈMES

Nous le répétons régulièrement à Auto Moto : les diesels modernes ne sont pas faits pour les embouteillages, ni pour les courts trajets à froid. Si vous avez un diesel “common rail” et, à plus forte raison, un modèle équipé d’un filtre à particules, il a toutes les chances de s’encrasser sévèrement si vous n’empruntez pas fréquemment l’autoroute. L’éco-diagnostic 5 gaz du nouveau contrôle technique décèlera ce phénomène avant l’apparition de problèmes plus graves, comme la casse du turbo ou le colmatage du filtre à particules. Un contrôle approfondi pourra alors être réalisé en atelier pour déterminer l’origine exacte du mal et y remédier grâce à des traitements ciblés. C’est ce qu’on appelle l’éco-entretien. C’est, selon nous, une avancée considérable, car on ne peut pas continuer de faire l’entretien d’une Peugeot 308 BlueHDi comme on faisait celui d’une 404 diesel.

Selon David Derégnaucourt, directeur général de Spheretech, une société qui développe des solutions de diagnostic et d’entretien : “Un bon entretien passe obligatoirement par une compréhension de la dépollution. Dans ce domaine, trop de mécaniciens n’y connaissent absolument rien.” L’éco-entretien et la formation qui va avec vont donc devenir un passage obligé. Tous les grands centres auto préparent déjà leur personnel à cette révolution. Les constructeurs ont pris du retard, mais les choses devraient rapidement bouger avec l’adoption de cet amendement 17 bis de la loi sur la transition énergétique, qui renforce le contrôle des émissions polluantes des véhicules lors du contrôle technique.

MOINS CHER ET PLUS VERT

Côté automobilistes, la pilule ne devrait pas être trop difficile à avaler. En effet, un “ramonage” de moteur coûte entre 80 et 170 €, dix fois moins que le remplacement d’un turbo. Ces opérations multiples, comme le nettoyage des injecteurs et de l’admission d’air, ou le nettoyage par oxydation du turbo ou du FAP, permettent de retrouver des consommations conformes à l’origine, le gain pouvant dépasser 10 %. Elles contribuent aussi à l’amélioration de la qualité de l’air.

Un rapport de l’Ademe, de 2013, démontre que l’éco-diagnostic et l’éco-entretien appliqués au parc roulant réduiraient de 900 tonnes les émissions de particules fines, de 18 000 tonnes celles de dioxyde d’azote (NO2) et de 733 000 tonnes celles de CO2.

 

 Provenance  de l’article: WILWERTZ Gilbert/FABIEN  véronique

 

 

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Mieux vaut prévenir que guérir. L’éco-diagnostic 5 gaz permettra de déceler le phénomène d’encrassage avant qu’il ne produise de sérieux problèmes, type casse du turbo ou colmatage du filtre à particules.

 


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